Le 25 février 2010
Pourquoi je soutiens Bruno Lemaire
Le 14 mars prochain, nous serons appelés à voter pour le premier tour des élections régionales. Sans hésiter et avec enthousiasme, je voterai pour la liste conduite par Bruno Lemaire.
Pourquoi ?
D’abord parce que c’est quelqu’un de bien. Je le connais depuis près de 20 ans, et j’ai toujours été frappé par sa grande intelligence, son impressionnante culture, son calme absolu, sa détermination très ferme, sa fidélité et sa loyauté jamais prises en défaut, toutes qualités qui ne sont pas si courantes dans le monde politique (et dans le monde tout court d’ailleurs). A 40 ans, il a déjà montré sa capacité à diriger le cabinet d’un premier ministre (excusez du peu) et à se faire remarquer au poste pourtant délicat de secrétaire d’Etat aux Affaires européennes. Voter pour Bruno Lemaire, c’est voter pour un homme estimable et compétent. Ce n’est pas rien !
J’observe d’ailleurs que ses qualités humaines sont reconnues. Tous les Havrais qui l’ont rencontré ont été favorablement impressionnés. C’est un signe important dans une campagne : notre candidat gagne à être connu. Je ne suis pas certain que tous les chefs de file des autres listes puissent en dire autant.
L’autre raison qui me motive, c’est la qualité des (nombreux) candidats Havrais que Bruno a placé sur sa liste. Avec eux, le Havre et son agglomération ont la certitude, si Bruno remporte la victoire, d’être représentés efficacement. Là non plus ce n’est pas rien : depuis trop longtemps le Conseil Régional privilégie d’autres objectifs que celui du développement de l’agglomération havraise. Sous couvert d’une gestion « équilibrée » des investissements en fonction des territoires, la majorité socialiste n’accompagne pas suffisamment l’extraordinaire dynamisme de notre territoire. Il est temps de revenir à un peu de bon sens !
Et puis il y a une troisième raison. C’est l’intérêt de notre région.
J’ai siégé pendant 4 ans au Conseil Régional, entre 2004 et 2008, dans l’opposition. Il y avait dans la majorité de l’époque des gens de qualité. Je n’ai aucun doute sur le fait que le président socialiste du conseil régional essaye de faire de son mieux. Mais quel est, au fond, le projet de cette majorité à ce point désunie qu’elle se présente en ordre dispersé devant les électeurs ? Relancer l’industrie en Haute Normandie : les communistes sont pour mais les verts sont contres, il n’y a qu’à constater leur opposition frontale sur la question du nucléaire, ou des aides aux entreprises. Développer les infrastructures : les socialistes sont pour (surtout dans l’agglomération rouennaise) mais les verts sont contres. En vérité, le seul ciment de cette majorité, c’est l’opposition au gouvernement. Ce n’est pas illégitime, mais cela ne peut pas constituer un projet.
Or sans réel projet, la région ne joue pas son rôle. La région pourrait être une force d’impulsion, une collectivité investissant pour préparer l’avenir de nos enfants. Avec un peu d’ambition, la Région pourrait peser à Paris, accompagner les communes dans leurs projets, préparer la Normandie au monde de demain plutôt que de regretter amèrement les résultats des élections nationales d’hier. Elle ne fait rien de cela aujourd’hui. Elle s’endort. Elle donne des leçons de gestion budgétaire en oubliant que ne pas investir est une des façons les plus tristement efficaces de ne pas préparer l’avenir.
Bruno Lemaire a un projet pour la Normandie. Plus encore, il sait comment faire du conseil régional l’instrument d’un nouveau départ pour notre région. C’est essentiel. Ce qui a fait le succès d’Antoine Rufenacht au Havre et ce qui a permis l’incroyable renaissance de notre ville depuis plus de dix ans, c’est la conjonction de deux éléments : un responsable politique doté d’une vision intelligente et ambitieuse du territoire dont il a la charge ; une collectivité territoriale habilement gérée pour porter ce projet. Quand je parle avec Bruno Lemaire de ce que nous pouvons faire pour notre Région, je retrouve les accents d’Antoine Rufenacht pour sa ville : même détermination, même tranquille assurance et même envie d’améliorer les choses.
Le 14 mars prochain, je voterai pour Bruno Lemaire.