| Thème : | J'ai aimé ! - Le Havre |
L’expression n’est pas de moi.
C’est Jean Pierre Niot, le directeur général d’Alcéane, l’office HLM de la ville du Havre, qui l’a forgée, et qui en a fait le titre d’un livre magnifique en vente depuis aujourd’hui.
L’idée du livre est simple, mais brillante. Il s’agit de faire le portrait de 40 locataires d’Alcéane. Une page de texte par portrait, pour expliquer les parcours, les envies, les passions de chacun, et un portrait en noir et blanc. Les photos sont superbes, à la fois crues et subtiles. Elles donnent envie de connaitre ceux qui posent, de leur poser des questions, de discuter avec eux. Les textes sont des petits bijoux de simplicité.
Ce livre est beau, ce qui est déjà bien, mais il est en plus passionnant. Il raconte la diversité des locataires d’Alcéane, venus de tous les coins du monde pour vivre au Havre ; la volonté des parents de voir les enfants réussir ; l’attachement aux quartiers dans lesquels Alcéane a construit ses logements ; l’attachement au logement, qui est essentiel pour construire une famille.
Lors de l’inauguration de l’exposition qui reprend les portraits des héros de ce livre, sur la grande promenade verte de Caucriauville, un certain nombre de ces héros étaient présents. Ils étaient émus et fiers. Jean Pierre Niot, dans un très beau discours, a insisté sur le formidable projet social et humain que représentait l’aventure des Habitations à Loyer Modéré, qui permettent de loger dans des conditions décentes des familles aux revenus parfois très modestes. Il a eu d'autant plus raison que cette aventure est née au Havre, à la fin du XIXème siècle, sous l'impulsion de Jules Siegfried, alors maire du Havre, avec la construction des premiers logements que l'on appelait alors les "habitations bon marché".
Dire cela, ça ne veut pas dire qu’on imagine que tout est parfait dans le logement social. Il y a évidemment de grands efforts à consentir pour rénover régulièrement le parc existant, et pour continuer à construire de nouveaux logements. Le travail à accomplir est encore immense. Mais ce n’est pas parce qu’il reste beaucoup à faire qu’il faut ignorer ce qui a été fait, et souvent très bien fait.
Coup de chapeau donc à Alcéane !