Le 27 mai 2009
Je m'y étais engagé !
Pendant la campagne cantonale, je m’étais engagé, si j’étais élu, à organiser tous les six mois une réunion publique pour rendre compte de mon mandat. Rien de tel que des réunions publiques régulières pour dire ce que je fais, ce que je pense et ce que je crois à ceux qui m’ont élu en 2008. Et rien de tel non plus qu’une réunion publique pour discuter avec eux.
J’organise ce soir la première de ces réunions, à la SAM St Vincent, 101 rue Guillemard, à 19H.
Certains d’entre vous pourraient faire remarquer que l’élection a eu lieu il y a un an, et que je n’organise qu’aujourd’hui la première réunion. Ils n’auraient pas tort. Mais il m’a semblé qu’il était préférable, avant de me lancer, de bien comprendre ce qui se passe au Conseil Général de Seine Maritime. Quand on est élu pour la première fois dans une assemblée, il faut en effet un petit moment pour apprendre. Il faut comprendre quels sont les équilibres politiques, comment s’organisent les débats budgétaires, quels sont les points d’accords généraux et quels sont les désaccords profonds. Il faut aussi comprendre les usages de l’assemblée, voire les usages du groupe auquel on appartient. Mes premiers mois au Conseil général ont été consacrés à cet apprentissage.
Le temps est venu de dire ce que je vois.
Et ce que je constate est inquiétant.
Je constate que la majorité socialiste du Conseil Général de Seine Maritime, sous des dehors souriants et modernes, est marquée par un sectarisme consternant.
Je constate que les tensions internes à la majorité se font de plus en plus vives.
Je constate que le Conseil Général de Seine-Maritime ressemble de plus en plus à une machine à financer les projets de Laurent Fabius, au détriment des habitants du Havre et de son agglomération.
Je constate que la majorité socialiste du Conseil général a considérablement augmenté les impôts départementaux en 2008 (+14% !), mais que pourtant la situation financière du département est préoccupante.
J’aborderai bien sûr tous ces points lors de la réunion d’aujourd’hui. Je suis certain que nous aurons l’occasion d’y revenir sur ce blog.