Edouard Philippe - Adjoint au Maire du Havre - Conseiller Général - Edouard Philippe - Adjoint au Maire du Havre - Conseiller Général

création de sites internet au havre en normandie infographiste webmaster freelance au havre en normandie Modifier facilement son site internet au havre en normandie sites internet
Edouard Philippe - Adjoint au Maire du Havre - Conseiller Général
Vous êtes ici: > Mon blog > Le dernier livre de Jean Marc Jancovici

Mon blog

 
Retour
Le 22 mars 2009
Le dernier livre de Jean Marc Jancovici
Thème : J'ai aimé ! - Le Havre

 

Jean Marc Jancovici est un personnage.
 
Depuis plusieurs années, et avec un talent incontestable, il s’est fait l’avocat de l’urgence écologique.
 
Son raisonnement est simple : nos sociétés sont fondées sur la consommation de ressources fossiles. Comme il le dit régulièrement, autour de nous, tout est moteur ou chimie : la production des biens manufacturés, nos transports, nos ordinateurs, notre alimentation, tout ce qui fait notre vie matérielle et notre niveau de vie provient, directement ou indirectement, de la transformation de la matière grâce à une énergie abondante.
 
Or ce qui est au cœur de nos sociétés, c'est-à-dire l’énergie abondante et à bon marché, est désormais doublement remis en cause. D’abord parce que l’utilisation des ressources fossiles produit un impact sur notre environnement qui bouleverse brutalement et rapidement les équilibres de la planète ; ensuite (et peut être surtout) parce que l’épuisement des stocks naturels est inéluctable. Cet épuisement n’est pas une lubie d’écologiste, il est la conséquence logique d’une consommation massive d’un stock non renouvelable.
 
Jancovici est particulièrement convaincant. Il faut dire qu’il a l’art de la formule et qu’il est d’une grande clarté, y compris pour celui qui n’est pas ingénieur ou spécialiste du sujet.
 
Je l’ai rencontré pour la première fois en 2007. A l’époque, je travaillais au cabinet d’Alain Juppé, ministre de l’écologie et du développement durable et j’étais en charge de l’organisation du Grenelle de l’Environnement. Jean Marc Jancovici m’avait proposé un rendez vous, pas pour me demander une subvention ou pour me vendre quelque chose, mais parce qu’il pensait qu’il pourrait être utile de me parler du sujet sur lequel il travaillait.
 
Je me souviens parfaitement de ce rendez vous. J’avais tout de suite été convaincu par l’argumentation développée. Mais je me souviens également de mon angoisse devant l’ampleur des transformations à entreprendre pour faire face à ce qu’il annonçait. Depuis 2007, j’ai croisé plusieurs fois Jean Marc Jancovici. Je lui ai dit une fois que, pour un élu local comme moi, il était parfois difficile de relayer son message. Ce qu’il décrit est tellement noir que le risque de décourager tout interlocuteur est non nul : a quoi bon agir si tout est déjà perdu ? A quoi bon se lancer dans des transformations douloureuses et considérables s’il est déjà trop tard ? Il m’avait répondu que son objectif était d’abord de saisir les esprits. Les solutions viendraient après.
 
Ce sont des solutions dont parle son dernier livre. « C’est maintenant » (Editions du Seuil, 2009) rappelle l’urgence du phénomène et propose quelques pistes. Je ne les présenterai pas, je préfère vous inciter à lire le livre, qui est passionnant, bien écrit et stimulant. Je retiens simplement que les solutions proposées par l’auteur ont l’immense mérite de s’inscrire dans le cadre d’une économie qui reste libérale et de régimes qui demeurent démocratiques. Ce n’est pas le moindre des enjeux.
 
Je serais heureux d’échanger avec vous sur ce livre, et plus généralement sur ce sujet.
Réagissez à cet article
Les réactions des internautes :
Le 23 mars 2009
Hervé Kempf à St Romain de Colbosc

Si cela t'intéresse, Hervé Kempf sera à St Romain le 27 mars 2009. Plus d'informations sur http://www.ecochoix.free.fr. Le thème, "Pour sauver la planète, faut-il sortir du capitalisme ?" propose un autre point de vue, certainement plus "à gauche", mais cela peut être intéressant d'en débattre avec cet homme reconnu pour la qualité de son travail.

Alex C.
Le 15 mai 2009
think global, act local

"Je lui ai dit une fois que, pour un élu local comme moi, il était parfois difficile de relayer son message. (...)"

Je comprends ce point de vue et votre préoccupation de ne pas faire du catastrophisme. C'est justement tout le challenge des élus de nos jours. Aussi je vous encourage à vous inspirer de l'expression "think global, act local". Même si l'expression en anglais dans le texte peut faire peur, il est encourageant de voir que des élus de proximité se posent des questions ambitieuses et sutout font des efforts pour en déduire des actsion concretes   

Jean B
Le 24 mai 2009
Les hommes politiques face au climat

Cher Monsieur Philippe,

Je suis singulièrement interpelé par votre avis sur le livre de JM Jancovici. La connaissance du sujet "énergie-climat" par JMJ ne fait nul doute et son sens des propos percutants également. Je comprends du reste également votre impression d'angoisse face au "que faire concrètement localement" au regard des perspectives énergétiques et climatiques. Tout n'est pas perdu car la transition environnementale est entre les mains des politiques.

Ingénieur de formation, je souhaite vous faire part de mon avis quant à la préminence de l'homme politique sur ces sujets pourtant techniques.

L'émoi et la réticence que peut ressentir l'homme (ou la femme) politique face au enjeux du climat sont naturels. L'élu local est certes au premier front: il se doit d'intéger d'abord la connaissance, puis de la traduire en langage intelligible pour encore définir des politiques publiques locales et enfin convaincre ses administrés. Les effets du changement climatiques sont par nature un sujet dérangeant dans la mesure où ils incitent à changer, ils incitent à une réforme en profondeur de notre mode de vie. Ecartelé entre l'emploi et l'environnement, souvent le court terme l'emporte si bien que les perspectives de long terme restent repoussées aux décisions ultérieures qui en deviendront encore plus difficiles.

Agir conre le changement climatique, c'est d'abord accepter les interliaisons qui régissent nos actions, ce que les initiés résument par "penser global, agir local". Mais c'est surtout accepter que le développement durable ne peut se résumer à faire du vert à tout prix contre l'économie notamment. Il faut je dirais "défossiliser notre économie".  Il s'agit  de transformer notre mode de production, de consommation et de gestion des déchets. De définir un autre mode d'interaction avec l'environnement sans sombrer dans les abîmes de la décroissance. La décroissance semble parfois le privilège que peuvent s'octroyer certains insouciants de la quête de développement légitime de la majorité.

 

Cette action s'inscrit dans la durée et il est certes délicat de l'expliquer lors de réunions publiques concrètes    mais le premier postulat de la réussite passe par la pédagogie acharnée. C'est bien là que le politique a sa place, c'est là qu'il peut seul prendre le recul nécessaire pour arbitrer l'équilibre (incitations fiscales, aide à l'innovation, investissement dans la formation,etc) qui permet de conduire la transition sans compromettre les urgences de l'instant.

La communauté internationale s'est intéressé au climat après la recrudescence de catastrophes naturelles. Après le GIEC, la France soutient aujourd'hui utilement la question d'un "GIEC de la biodiversité". 

 

L'homme politique a cette responsabilité de se placer au dessus de la mêlée des intérêts particuliers pour trouver l'équilibre. En ce sens, l'homme politique a un rôle noble à l'échelle nationale comme au niveau local. Si l'échelle nationale interagit avec les instances européennes et internationales, nul ne peut oublier que nos concitoyens agissent au plus près des territoires et c'est donc à l'élu local de prendre toute sa part à la nécessaire évolution des mentalités.

Alors oui, je comprends votre "angoisse"  et partage votre envie de faire mais qu'y-a-t-il de plus motivant que de changer le monde...Qu'y a t-il  de plus effervescent intellectuellement que d'imaginer le monde d'après ?

Un monde dans le quel le savoir-faire français a toute sa place. Plus que jamais, nous avons besoin de raison et d'audace.

 

Koumaran Pajaniradja
Réagissez à cet article :
* Titre de votre réaction
Message
* Votre prénom
* Votre nom
Votre e-mail    (n'apparaîtra pas sur le site)
 
Retour

 

Blog

♦ Pourquoi je soutiens Bruno Lemaire

Le 14 mars prochain, nous serons appelés à voter pour le premier tour des élections régionales....

Lire la suite

♦ A propos du Grand Paris

Depuis quelques semaines, je multiplie les déjeuners ou les diners-débats consacrés au Grand Paris,...

Lire la suite

♦ Faut-il fermer des écoles ?

Le conseil municipal qui se tenait lundi soir a été l'occasion, une fois de plus, d'évoquer les...

Lire la suite

♦ C'est pas la main de Thierry Henry, c'est le poignet d'Edouard...

J'écris cet article en tapant sur l'ordinateur avec les doigts de ma seule main droite. Je me suis...

Lire la suite

♦ Identité nationale : pourquoi je suis réservé...

Je reçois un carton m'invitant à participer, vendredi 15 janvier à 18 h, à une réunion de...

Lire la suite

♦ Bonne année 2010 !

  J'aime bien la période des vœux. C'est la période de bonnes résolutions, des reprise de...

Lire la suite

♦ Je m'y étais engagé !

  Pendant la campagne cantonale, je m'étais engagé, si j'étais élu, à organiser tous les six mois...

Lire la suite

♦ Première pierre du bassin Jenner ou pierre dans le jardin de l'opposition ?

Vendredi matin, Antoine Rufenacht posait officiellement la première pierre du bassin de rétention...

Lire la suite

♦ HLM : L'autre merveille du monde

L'expression n'est pas de moi.   C'est Jean Pierre Niot, le directeur général d'Alcéane,...

Lire la suite

♦ Le dernier livre de Jean Marc Jancovici

  Jean Marc Jancovici est un personnage.   Depuis plusieurs années, et avec un talent...

Lire la suite

UMP